L'interview

Olivier Giroud : "Des valeurs que je partage"

Olivier Giroud sera Lillois en 2026-2027 ! Encore et toujours affamé de buts, de matchs et de grandes émotions collectives, le numéro 9 du LOSC a prolongé chez les Dogues. Il nous livre son état d’esprit avant cette nouvelle grande saison européenne.

Un homme heureux

Je suis très content de continuer l’aventure ici. Il y a un an, lorsque je suis arrivé au LOSC, ce n’était pas quelque chose qui était tout à fait programmé, si je puis dire. Et il se trouve que je suis très bien ici, je me sens comme à la maison. J’ai été très heureux de retrouver la France et la Ligue 1 après les avoir quittés 13 ans plus tôt. Je me rapprochais de ma famille et je découvrais la chaleur humaine qui règne dans cette région que je ne connaissais pas. L’accueil que j’ai reçu dans le Nord, mais aussi les valeurs des gens, que je partage, m’ont beaucoup plus. Au bout de quelques semaines, c’est comme si je faisais partie de la famille. L’intégration s’est faite naturellement. C’est que du bonheur.

 

Ta saison 2025-2026 

J’ai marqué 11 buts. Lors de ma première année en Ligue 1, il me semble que j’en ai aussi inscrit 11 (12 en réalité, NDLR). Alors je ne vous promets pas que la prochaine saison, je vais finir meilleur buteur et qu’on va gagner le championnat, comme ça avait été le cas pour ma deuxième saison en Ligue 1 avec Montpellier, mais attention quand même (il éclate de rire). Plus sérieusement, j’ai pris un peu d’âge depuis 2012, mais je me sens encore très bien et très heureux au LOSC.

 

Une popularité au sommet

L’accueil du public ? Je ne dirais pas que je ne m’y m’attendais pas, mais quand tu le vis sur le moment présent, à Lille comme dans tous les stades, ça fait chaud au cœur. C’est aussi ce qui m’a motivé à revenir en France. Ma famille, mais aussi mes proches au sens large n’arrêtaient pas de me dire que ce serait génial si je pouvais revenir en Ligue 1. Et ça n’a pas manqué, les gens étaient au rendez-vous dans les stades. Et ça pour moi, c’est une énorme fierté.  

 

Une 12ème campagne de Champions League

La Champions League, c’est vraiment le top du top pour tout joueur évoluant en Europe. Après avoir réalisé collectivement une bonne saison au LOSC en se qualifiant directement, c’était important pour moi de prolonger l’aventure, aussi pour ces raisons. Pour revivre cette compétition. Parce que je me sens bien, que je suis épanoui, dans un environnement sain et que je peux encore apporter des choses à l’équipe. Et puis réécouter cette chanson, communier avec les gens, donner du plaisir, revivre ces grandes soirées européennes… Ça donne envie. 

 

Le LOSC, un club qui travaille bien

Le club fait un travail extraordinaire compte tenu de ses moyens. Tout est vraiment mis en œuvre pour que les joueurs prennent soin de leur corps. Que ce soit au niveau du terrain, des installations, de la nutrition, les exigences sont importantes. On en a parlé avec le Président, Olivier Létang. C’est un grand travailleur, qui a des ambitions élevées pour ce club et ça colle avec mes valeurs. C’est aussi pour ces raisons que j’ai choisi le LOSC, car je me reconnaissais dans ce projet sportif. C’est un club qui travaille bien, qui se démarque des autres par ses résultats et sa méthode.  

 

Avec un nouvel entraîneur

Je ne connais pas personnellement Davide Ancelotti mais le fait qu’il soit un jeune coach, c’est très bien. C’est un entraîneur avec des idées différentes. Une page se tourne et je suis sûr que s’il arrive aujourd’hui au LOSC et que si le LOSC a fait appel à lui, c’est qu’il est prêt à relever ce challenge. Je suis persuadé qu’il a plein de choses à apporter au club et je suis impatient de travailler avec lui. 

 

Les secrets de la longévité

J’ai l’habitude de dire que je ne veux pas avoir de regrets après ma carrière. Je ne veux pas regretter d’avoir arrêté alors que j’aurais pu continuer. Aujourd’hui, les joueurs peuvent durer plus longtemps grâce à tout ce qui est mis en œuvre pour prendre soin de son corps. Si tu fais toi-même le boulot dans ton hygiène de vie, tu peux durer. Il n’y a qu’un seul truc qui peut bloquer, au-delà des blessures évidemment, c’est la tête. Si tu as moins envie de sortir de ta zone de confort, de te faire mal, de transpirer… Si tu n’as plus faim, en résumé, ça ne sert plus à rien de continuer. Certains joueurs ont le sentiment d’avoir fait le tour de la question, mais moi j’en veux toujours plus. C’est peut-être ce qui fait mon côté « lâche rien », résilient et déterminé à continuer. Il est toujours très difficile de choisir sa sortie. Evidemment, on a tous envie de partir sur un trophée ou une belle épopée européenne. 

 

Quels objectifs individuels ?

(sans hésiter) Faire mieux que cette année, avec le temps de jeu que me donnera le coach, évidemment. Il faudra être le plus efficace possible pour l’équipe sur le ratio temps de jeu / buts marqués. Je ne parle pas de l’après, car pour moi, ce n’est que du bonus. Je n’aime pas me projeter plus loin, mais ce sera très probablement pour moi la dernière saison. The last dance, comme on dit.