Arnaud Bodart : "Quand un club comme le LOSC arrive, on n’hésite pas"
Il est, après Marius Broholm, la deuxième recrue du mercato lillois. À 27 ans, Arnaud Bodart débarque au LOSC avec beaucoup d’enthousiasme, lui le talentueux gardien international belge aux quasi 200 matchs disputés avec le Standard de Liège. Partons à sa découverte.
Quel est ton premier sentiment en tant que joueur du LOSC ?
Une grosse fierté, tout simplement. Je rejoins un super club. La dernière saison du LOSC en témoigne. J’ai encore en tête votre victoire contre le Real Madrid. J’ai toujours eu de ce club l’image d’une institution du football français, mais aussi d’un grand centre de formation, l’un des meilleurs en Europe. Durant toute ma formation au Standard de Liège, j’ai très souvent entendu parler du LOSC comme d’un club précurseur dans beaucoup de choses, notamment au niveau de l’académie.
Qu’as-tu pensé du Domaine de Luchin en le découvrant ?
Je n’avais encore jamais eu la chance de venir ici, même si j’ai souvent croisé le LOSC en équipes jeunes, notamment dans des tournois. J’entendais souvent des coéquipiers ou des copains à moi qui me disaient « le centre d’entrainement de Lille, c’est incroyable ». J’avais énormément d’échos positifs. Je viens donc enfin de le découvrir. Bon, on peut dire que c’est plutôt fonctionnel hein (il se marre). Non plus sérieusement, je dirais que c’est exactement ce qu’un footballeur recherche. Le fait de travailler dans un tel cadre, qu’il y ait tout ce qu’il faut pour être heureux, qu’on n’ait à se tracasser de rien à part d’être bon sur le terrain qui est un billard, de bosser à l’entraînement, c’est génial.
Peux-tu te présenter au public lillois ?
J’ai fait toute ma formation à Liège, au Standard. Je suis un Liégeois pure souche. Je suis ensuite parti à Metz pendant 6 mois durant lesquels nous avons réussi à atteindre la montée. Et puis j’ai eu cette opportunité. Quand un club comme le LOSC arrive, on n’hésite pas. Je suis un amoureux de foot, de l’adrénaline des matchs, de l’ambiance des vestiaires, mais aussi celle des stades, de ce que peuvent faire les supporters. Je sais très bien qu’ici, c’est assez chaud. J’ai pu voir ce qu’a fait le public l’année dernière contre Lens, notamment. J’ai hâte de vivre ça.
Dans le vestiaire lillois, justement, tu vas retrouver 4 de tes compatriotes nés en Belgique. C’est quelque chose qui a compté pour toi au moment de signer ?
Oui et non. Forcément, c’est chouette de croiser d’autres Belges, mais je suis quelqu’un de très sociable, qui adore rencontrer les gens, parler, échanger avec les uns et les autres. Mais effectivement, je connais déjà Thomas. Je l’ai d’abord regardé jouer, car il a une carrière plus que respectable, puis j’ai fait sa connaissance en sélection. J’ai également affronté Matias et Gala dans le championnat belge.
En signant à Lille, tu te rapproches aussi de chez toi…
Oui, Liège n’est qu’à deux heures d’ici. Je savais que Lille était proche de la Belgique, mais j’ai cherché par hasard sur « Plans » ou était situé le Domaine de Luchin et j’ai été surpris de le voir si près de la Belgique. C’est juste là, on est à la frontière ici, c’est génial ! Et puis le LOSC, c’est aussi le club d’Eden Hazard qui est un monument ici. J’avais suivi l’inauguration de son terrain. Je crois qu’il a laissé une belle trace au LOSC. En Belgique, on associe forcément Lille à Eden Hazard.
Quels sont tes objectifs avec ton nouveau club ?
Je suis un gros bosseur, je viens donc ici pour m’améliorer, pour découvrir d’autres personnes, un autre vestiaire. J’ai une certaine philosophie de vie qui consiste à me dire que sur terre, personne ne détient la vérité. Donc on apprend de tout le monde. C’est une source de motivation. Chacun est professionnel dans son domaine et peut nous apporter quelque chose. Mon but est donc de progresser et de kiffer, car je suis conscient de la chance que j’ai de faire ce métier. Je n’oublie pas que beaucoup rêveraient d’être à notre place. C’est une chance d’avoir pu faire de ma passion mon métier.
Quel regard portes-tu sur Lucas Chevalier et Marc-Aurèle Caillard, les deux autres gardiens du groupe ?
Je ne les connais pas encore, même si Marco a joué à Metz, comme moi. En ce qui concerne Lucas, je le connais forcément de réputation. On a tous vu ses arrêts, sa saison, encore plus quand on est gardien. Je regarde pas mal de vidéos, toujours avec cette envie d’apprendre de chacun, de voir ce qui me plais chez les uns ou les autres. Il a quand même terminé meilleur gardien de Ligue 1. Ce n’est pas rien. Gros respect à lui.
Qu’aimerais-tu dire aux supporters lillois ?
Encore une fois, que je suis comme eux, un passionné de foot, de grosses ambiances. J’espère en vivre énormément ici. Je veux aussi leur dire que je me donne toujours à 100% quand je suis amené à jouer. J’espère donc kiffer avec eux et qu’ils se sentent rassurés avec moi dans le but.